Dossier de presse
Dans cette section, vous trouverez les récents articles concernant soit la Maison des métiers d’art de Québec soit une de nos disciplines : céramique, sculpture et textile ou encore des informations sur la participation de nos étudiants, des jeunes de la relève ou de nos enseignants à des expositions, des événements marchands et autres.
CHABOT, Isabelle, « Une identité tissée avec dextérité », site Web de Québec Hebdo, le 3 avril 2011. (Photo: isabelle Chabot).
Jusqu’au 26 avril, six artistes et membre du comité de recherche Jacquard de la Maison des métiers d’art de Québec (MMAQ) livrent par le textile leur réflexion sur leur identité culturelle. Certains penchent plus vers l’aspect familial, d’autres vers la quête individuelle. Peu importe le résultat de leur réflexion, le médium demeure le même pour cette exposition tissée avec dextérité.
Conçues avec le métier Jacquard, les œuvres explorent notamment les souvenirs d’enfance. L’artisane textile Valérie Bédard propose trois créations autobiographiques. «Ce sont des photos de moi à des moments forts de mon enfance», explique M. Bédard. Le lien avec le textile est important pour elle, son arrière-grand-mère et sa grand-mère étaient tisserandes. Un point qu’elle a en commun avec la plupart des membres du comité. L’exposition, présentée à la Galerie de la bibliothèque de Neufchâtel, est aussi l’occasion de revoir la présentation des œuvres tissées, selon la directrice de la MMAQ, Carole Baillargeon. Par exemple, certains projets de créations sont des œuvres-objets.
Les créations seront à la Galerie du Faubourg de la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste du 17 mai au 13 juin. Il s’agit de la deuxième exposition de la Maison des métiers d’art de Québec dans le cadre des cours de tissage, de sculpture et de céramique. Une troisième édition est déjà en chantier. Intitulée Sortir de son assiette, l’expo incitera les artistes à sortir de leur confort.
RICHARD, Laurie, « La céramique, de fil en aiguille », Le Soleil, le samedi 26 mars 2011, p. M18.
L'Asie inspire beaucoup Loriane Thibodeau, une influence que l'on peut remarquer dans les formes épurées de ses pièces. Photo: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve.
(Québec) Loriane Thibodeau n'était pas destinée à modeler la terre. Avant de découvrir la céramique, la jeune femme évoluait dans le domaine textile. C'est à l'occasion d'une visite de la Maison des métiers d'art de Québec qu'elle a son premier contact avec l'argile. À la fois déconcertée et très intriguée par ce médium, elle veut le «comprendre» et se laisse tenter. Jamais elle n'a voulu revenir en arrière.
«En céramique, on reproduit ce que la terre fait avec la chaleur pour créer des pierres précieu-ses.» Sauf que Loriane Thibodeau, elle, façonne des pièces utilitaires et sculpturales. Une chimie différente, mais qui opère tout autant.
La jeune femme qui habite Québec a complété sa formation collégiale en céramique en juin dernier. Déjà, elle a participé à plusieurs expos-ventes pour présenter sa collection Opaline, une série utilitaire pour la cuisine qui célèbre le vert. Des teintes olive, la céramiste glisse jusque vers le bleu, en ne manquant pas de rappeler les gemmes avec des reflets irisés. Elle s'en tient toutefois aux couleurs plus pâles pour les récipients destinés à accueillir des aliments; elle préfère toujours que la nourriture soit mise en valeur.
L'artisane aime la simplicité des rituels du quotidien. Le service du thé, par exemple. L'Asie l'inspire d'ailleurs beaucoup, une influence que l'on peut aussi remarquer aux formes épurées de ses pièces.
Les théières volent la vedette de sa collection Opaline, qui comprend également des bols de toutes tailles, de celui pour la soupe à celui pour les fruits. On compte également des assiettes à sushis, des verres, des tasses et des pichets parmi la sélection disponible à la coopérative Vert Tuyau, dont l'artisane est membre.
Ses résistantes pièces en semi-grès, majoritairement tournées, peuvent affronter le lave-vaisselle et le micro-ondes sans problème.
Courtepointes d'argile
Mme Thibodeau ne brode plus, mais l'influence du textile refait surface dans la nouvelle collection décorative qu'elle a imaginée pour accompagner l'exposition Lorsque j'avais 10 ans... au Centre Materia.
Elle joue avec les glaçures et les coloris. La céramiste offre présentement à la boutique de Materia de colorées murales décoratives, des petits bouts de bonheur naïf que l'on peut accrocher au mur, ainsi qu'une série de vases «courtepointe». Ces pots «rafistolés», sur lesquels l'artisane a «cousu» des retailles, s'éclatent en texture. Que de la joie, en céramique.
Après avoir gagné sa vie grâce aux tissus, Loriane Thibodeau mène aujourd'hui une carrière entièrement dédiée à l'argile. Elle la façonne et en enseigne aussi les techniques. Question d'amener, à son tour, les non-initiés à percer les mystères de la terre.
HARTMAN, Tanya, « Offering », Ceramics, Art and Perception, no 83 (March - May 2011), p. 40-43.
La page couverture du magazine Ceramics, Art and Perception de mars 2011 présente des œuvres que l'artiste Marc Leuthold a réalisées à la MMAQ lors de sa résidence de création en céramique, du 20 mai au 20 juin 2010. L'auteure Tanya Hartman présente, en pages 40 à 43, un compte rendu critique de l'exposition Offering de l'artiste, présentée au Dawn Museum of Art de Sedalia au Missouri.
Voir l'article en format PDF.
(Image: Marc Leuthold, Pagodas, 2010).
Quatre questions à Patrick Anktil
(Extrait tiré de l'article complet DESLOGES, Josiane, « Espace blanc, espace noir », Le Soleil, le samedi 8 janvier 2011, p. A25).
Q Pourquoi le Dark Art?
R Mon collègue Synbryo et moi travaillons depuis trois ans à apporter une touche d'obscurité artistique dans la ville. Nous faisons partie de la génération qui a grandi avec le cinéma et les jeux vidéo. Les films, comme Freddy ou Hellraiser, sont ma principale source d'inspiration.
Q Y a-t-il un intérêt pour le genre à Québec?
R Je remarque plein de gens talentueux autour de moi qui ont des univers qui trouvent difficilement leur place dans des galeries. Et le fait d'avoir promené mes sculptures un peu partout m'a fait découvrir beaucoup de trippeux de strange.
Q En quoi consiste le projet de studio?
R Nous cherchions un atelier commun pour offrir nos services en maquillages
d'effets spéciaux, graphisme, sculpture, etc. Nous sommes finalement tombés sur un grand local commercial à Saint-Sauveur qui nous permettra de réaliser nos projets mais aussi d'offrir une visibilité à d'autres artistes qui explorent le surréel, le dark et tout ce qui se rapporte à l'insolite.
Q Pourquoi vous êtes-vous installés au centre-ville?
R Avec la maison des métiers d'art [où Anktil a étudié en sculpture], les galeries, les cafés, les bars, ça bouge, c'est là que ça se passe. On a trouvé un endroit facilement accessible qu'on s'active à modifier de fond en comble pour que ce soit prêt cet été. Pour l'instant, le lieu doit rester mystérieux...
Plus d'infos : www.synbryo.com et www.anktil.com.
(Crédit photo: Mathieu Gotti).
LAVOIE, Katie, « Les Poteries d'Artel: Les Poteries d'Artel», Site Web du Carrefour de Québec, le 23 décembre 2010.
http://www.carrefourdequebec.com/nouvelle.php?idNouvelles=4084
Limoilou - Après trois ans à mijoter l'idée, la céramiste Véronique Martel s'est lancée dans une avenue peu commune, les urnes funéraires. En septembre, elle a démarré son entreprise, Les Poteries d'Artel, grâce à la collaboration du Fonds d'emprunt de Québec et du CLD.
Après avoir obtenu son diplôme en céramique du programme Techniques des métiers d'art du Cégep Limoilou, en 2007, l'artiste cherchait sa voie. «Je voulais avoir un impact important dans la vie des autres. J'avais besoin d'un sens dans ma création», reconnaît-elle.
VÉRONIQUE MARTEL a vendu ses deux premières urnes lors de l'exposition 1001 Pots à Val-David la même année. Elle a trouvé le sens qu'elle cherchait tant pour ses créations dans la réaction émotive des acheteurs, rencontrés plus tard. «Une dame m'a tenu les mains et à la fin, elle a échappé un merci d'une voix cassée», raconte l'artiste.
Technique rituelle
La jeune diplômée utilise la technique de l'enfumage, un mode de cuisson avec du bran de scie qui se consume. Cette méthode crée «un tatouage» sur la surface de la pièce. Elle contribue à charger l'urne d'une signification particulière, près de celle de la crémation de l'être humain. «Ce processus-là est plus près du rituel que de la technique. Il se termine par un grand feu et une fumée blanche qui s'élève dans le ciel», explique Mme Martel.
«Mes produits sont des œuvres uniques pour rendre hommage à une personne unique», résume-t-elle. Ses créations de céramique, colorées et arborées, entre autres, de motifs floraux et de lignes, apportent du changement aux traditionnelles urnes en bronze. «Les successions dans le monde funéraire sont plus jeunes. Ça amène un nouveau souffle, un design plus recherché», souligne-t-elle.
Vente
Le Centre National de Crémation Harmonia, situé au 320, rue Laurier à Saint-Apollinaire, est le premier établissement, et le seul pour le moment, à offrir les créations de l'artiste. Elle discute actuellement avec le Complexe funéraire de la Cité où ses urnes pourraient se retrouver dès janvier.
Projets
Mme Martel prévoit mettre en ligne un site Internet d'ici un mois et demi. Elle compte également ajouter un petit conte, de style signet et libre d'interprétation, au prénom qu'elle donne à chacune de ses pièces. Son conjoint écrira ces textes.
Sur la photo, Véronique Martel conçoit également des urnes pour les animaux et des pièces décoratives. Ses assiettes, ses bols et ses vases à fleurs sont en vente au Marché du Vieux-Port de Québec jusqu'au 31 décembre. Photo : Katia Lavoie
DROUIN, Louis, « Détournement de matière / A New Way to Materialize », Intérieurs, no 52 (décembre 2010), p. 110.
 Designer textile, Ute Wolff crée une œuvre sensuelle et contemplative pour contrecarrer l’« indifférence de l’ère numérique ». C’est dans cette optique que la designer amalgame les techniques artisanales, desquelles se dégage un caractère intime, aux méthodes industrielles permettant une plus grande rectitude d’exécution. Il s'agit d'une approche détournant la matière de son utilisation usuelle pour l’inscrire dans une nouvelle esthétique liée à l’éclairage. C’est ainsi que le Tyvek, plus largement utilisé dans l’industrie de la construction, se transforme en divers supports permettant de diffuser un éclairage riche de différentes textures : un matériau que la designer façonne en utilisant des procédés aussi variés que la broderie, la sérigraphie et l’impression numérique. Le caractère organique de son oeuvre est rendu possible notamment grâce à l’usage de DEL (diodes électroluminescentes) qui offrent davantage de flexibilité à la mise en forme de ses structures. Ces œuvres s'inspirent de formes organiques, à l’image de spores que l’on aurait agrandies au microscope, en rupture avec l’univers institutionnel des luminaires contemporains.
Le Soleil, « Sanny Coulombe, céramiste: vagues d'inspiration », Site web du Soleil, le 20 décembre 2010.
La céramiste participe pour la première fois au Salon des artisans, qui se tient au Centre de foires jusqu'à demain. (Photo: Le Soleil, Steve Deschênes).
(Québec) Lorsqu'elle s'installe au tour, la jeune céramiste Sanny Coulombe se laisse guider par son intuition. Celle-ci la ramène sur la Côte-Nord. Elle lui parle de grève, d'eau et de fonds marins. Et c'est sous ces vagues que l'argile se laisse façonner.
C'est en étudiant les arts plastiques au cégep que Mme Coulombe, originaire de Sept-Îles, s'éprend de la matière qu'est l'argile. Ce qui l'a poussée à s'inscrire à la Maison des métiers d'art de Québec pour apprendre les techniques de la céramique. Elle puise aujourd'hui son inspiration de ses racines riveraines.
Sanny Coulombe a terminé ses études en mai dernier. Elle a remporté cette semaine, pour sa première participation au Salon des artisans de Québec, le prix de la relève, ex-aequo avec le luthier Marc-André Rousseau.
Nouvelle collection
Ce que Sanny Coulombe aime avant tout : façonner l'argile au tour. Elle a développé une nouvelle collection, baptisée Vivre, exclusivement pour le Salon des artisans qui se déroule jusqu'à demain au Centre de foires. Sa dominante est toujours le blanc, note-t-elle. Mais pour cette série, Mme Coulombe a voulu ajouter une touche d'éclat, avec du vert lime, une teinte bien en vogue.
Même si la couleur évoque davantage les champs verdoyants, les formes organiques de ses pièces rappellent toujours la mer. Des motifs qui suggèrent les plantes sous-marines confirment l'impression. Mais si on regarde la tasse de haut, elle se transforme en pomme, à cause de l'anse qui a été tronquée.
«Je trouve réconfortant de pouvoir toucher la tasse», explique la céramiste. Le petit bout, comme une branche, a quelque chose de corallien. Mais c'est avant tout dans l'idée d'y accrocher sa poche de thé que la jeune femme avait dessiné son gobelet ainsi.
Lorsqu'on aperçoit ses plus grosses tasses, c'est l'envie d'y faire gratiner une soupe à l'oignon qui domine. Il n'y a pas de problème, l'émail résistera au four ainsi qu'au lave-vaisselle. Bols, bougeoirs et verres à shooter arborant les même motifs complètent la série Vivre.
Toujours la mer
Autre produit tout aussi maritime, ses coquilles d'ormeau en céramique, moulées cette fois. C'est la boutique Invocations d'Aigle Bleu, de Wendake, qui lui en avait fait la commande, car cette espèce menacée est étroitement surveillée. «Les Amérindiens utilisaient du cèdre, du genévrier, de la sauge ou du foin d'odeur pour purifier l'air, comme de l'encens naturel», explique Sanny Coulombe. Ainsi, la coquille blanche trouée permet de diffuser les effluves.
La céramiste a aussi créé des oeuvres sculpturales en argile, des éponges de mer qui ont fait partie de l'exposition sous-marine d'Aquart, à la «carrière de Flintkote», à Thetford Mines. L'été dernier, les plongeurs pouvaient, au sein d'une exposition subaquatique, y admirer les oeuvres de quelques artistes comme celles de Mme Coulombe.
La jeune femme propose aussi une sélection de bijoux, tournés à la main. Ces formes, créées instinctivement, rappellent souvent les coquillages. Aussi, de petits inukshuks de galets en céramique ont été juchés sur des bouchons de liège pour préserver ses boissons avec style. Voilà des idées «bas de Noël» bien appréciées au Salon des artisans.
FRENETTE, Jean, « Alexandra Ratté, céramiste », Magazine Sofadéco, vol. 5, no 5 (novembre 2010), p. 146-147. (Photos: Étienne Boucher).
 Adepte du plein air, Alexandra Ratté a véritablement pris racine dans la terre… d’argile. Alors qu’elle s’orientait vers une carrière aux notions relativement abstraites, le droit, elle a plutôt bifurqué vers un domaine terre-à-terre. Elle a été séduite par une matière qui sert au quotidien dans nos cuisines et qu’elle prend plaisir à égayer de vives couleurs.
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FOURNIER, Lise, « Valérie Bédard, alchimiste du textile », Site Web du Soleil, le 27 novembre 2010.
Valérie Bédard a inventé un nouveau tissu qui contient des vieux rubans de cassettes audio. Elle tisse cette matière avec des fibres de coton et de polyester.Photo: Le Soleil, Patrice Laroche.
Valérie Bédard est une alchimiste du textile. Mais contrairement à ces savants philosophes du Moyen Âge qui rêvaient de transmuter le plomb en or, Valérie travaille les deux pieds sur terre. La jeune femme invente des tissus. Et pas n'importe lesquels. Des pièces qui amalgament des matériaux apparemment incompatibles. Par exemple, auriez-vous l'idée de mettre des rubans de cassette audio sur un métier à tisser? Valérie Bédard l'a fait.
C'est d'ailleurs à force de jouer avec des fibres de toutes sortes qu'un beau jour elle a ajouté des brins de ruban audio à des fils de coton et de polyester. De ce mélange est né un tissu qui se lave, se coud en plus de présenter une délicate brillance. Et ce scintillement de l'étoffe, c'est un effet direct des rubans cassettes, explique Valérie Bédard en entrevue.
«Lors de mes premiers tests, je savais que l'étoffe serait brillante, dit-elle, mais j'ignorais que ça serait solide.» Or c'était là une condition essentielle pour que l'artisane puisse en tirer une collection maison de porte- monnaies, de sacs à main, d'étuis à crayons et de coussins faits à partir de son invention. Les résultats l'ont comblée, ce qui lui a permis de créer une gamme de produits pour le Salon des artisans de Québec qui aura lieu au Centre de foires d'ExpoCité, du 9 au 19 décembre.
Mais comme il lui faut toute une cassette pour confectionner 12 pouces de tissu, Valérie a besoin d'approvisionnement. Elle est en recherche constante de matière première. Or, ces rubans cassettes sont en voie d'extinction. C'est pourquoi l'artisane lance un appel à tous afin de mettre la main sur un maximum de ces antiquités. Prière de la joindre à l'adresse info@audiofil.ca.
Invention
Pour l'instant, c'est dans un petit atelier de la Cartonnerie du boulevard Langelier que la jeune femme mène ses expériences textiles. Une spécialité qu'elle a apprise au Cégep Limoilou. Or, trois ans après avoir obtenu son diplôme en de- sign textile, l'artisane a non seulement inventé un produit qui la démarque sur le marché, mais elle a aussi monté sa propre compagnie baptisée Audiofil dont l'objectif est de créer des tissus écologiques faits de matières naturelles et recyclées. Et son «tissu ruban cassette» risque d'accélérer son ascension. À preuve, des couturiers l'ont déjà approchée avec l'intention de fabriquer rien de moins qu'une robe de soirée à partir de son tissu.
«C'est un projet qui m'emballe, dit-elle, parce qu'un mètre de tissu peut contenir des dizaines de rubans cassettes qui ont connu leur heure de gloire en diffusant les succès d'une certaine époque.»
Et au risque de se répéter, Valérie Bédard rappelle que sa première motivation, c'est d'inventer des tissus. Le design textile est jeune au Québec. «Je caresse l'ambition, dit-elle, de faire émerger cette forme d'art, de le faire connaître et même de l'enseigner.»
Dans cette veine, elle participera, du 3 au 5 décembre, à l'événement écoresponsable qui se tiendra au Musée de l'environnement de la Biosphère de Montréal. Mais son plus cher désir serait de réaliser un somptueux rideau de scène pour le scénographe et metteur en scène Robert Lepage.
FOURNIER, Lise, « Vrais ou faux, les petits gâteaux? » Site Web du Soleil, le 6 novembre 2010.
La designer de textile Valérie Bédard et la pâtissière Arielle Pinsonneault se sont unies le temps d'une exposition afin de mettre en parallèle de vrais petits gâteaux et d'autres fabriqués à partir de tissus. Photo: Le Soleil, Erick Labbé.
(Québec) Il n'est pas toujours évident de démêler le vrai du faux dans la vie. Or, c'est l'amusant défi que l'on vous propose durant l'exposition Les petits gâteaux textiles qui se déroule jusqu'au 30 novembre à la pâtisserie Loukoum Cupcake du 34, rue Saint-Joseph Ouest, à Québec.
Derrière cette exposition, il y a deux jeunes femmes: la designer textile Valérie Bédard et la pâtissière Arielle Pinsonneault. Toutes deux ont d'ailleurs lancé leur petite compagnie au cours de l'été après avoir suivi ensemble un cours de démarrage d'entreprise avec l'aide du Fonds d'emprunt Québec. Valérie Bédard a créé AudioFil, qui se spécialise dans le design textile, alors qu'Arielle ouvrait son commerce, Loukoum Cupcake.
«Aussi, quand l'idée de tenir une exposition de gâteaux en matière textile a surgi, je me suis dit : "Pourquoi ne pas le faire dans une pâtisserie?" Et comme je connaissais déjà Arielle, nous avons décidé de l'organiser dans son commerce de la rue Saint-Joseph.»
Mais rien de tout cela n'aurait pu se produire sans les Journées de la culture, fin septembre, pendant lesquelles les gens ont été invités à créer des gâteaux textiles sous la supervision de l'artiste Valérie Bédard. Et les résultats ont été si intéressants que les oeuvres se retrouvent aujourd'hui exposées chez Loukoum, et ce, avec la collaboration de la Maison des métiers d'art de Québec. La boutique aux murs rose bonbon crée d'ailleurs une atmosphère festive qui met en appétit.
Des affinités
Or, au départ de cette activité, il y avait déjà une synergie entre les deux artistes qui partagent un goût certain pour les défis. Arielle Pinsonneault est une magicienne de la pâtisserie. Ses cupcakes le prouvent. Ce petit dessert d'origine américaine, qu'on surnomme aussi le «gâteau tasse» parce que tous les ingrédients se mesurent avec une tasse, ressemble à un muffin par la forme, mais est 100 fois plus décoré. Et ceux de Loukoum ne font pas exception à la règle. «Toutefois, mes ingrédients sont naturels, insiste Arielle. De plus, je n'utilise que de la farine non blanchie sans agent de conservation et sans gras trans.» Parmi les variétés aux couleurs barbe à papa ou maison de poupée, la Geisha, la Québécoise et la Passion ont une fantaisie juvénile.
Quant aux gâteaux textiles, ils sont exposés en vitrine et en mettent plein la vue. Comme les vrais cupcakes, ils sont présentés dans des contenants plissés et se parent d'une multitude de décorations. De loin, ils ont l'air si vrai qu'on aurait le goût de les croquer.
«Or, c'est en feuilletant des magazines et des livres de recettes que nous avons puisé nos idées de crémage et de couleurs, précise Valérie. Ensuite, les participants aux ateliers n'avaient plus qu'à laisser aller leur imagination. Et l'activité, en plus d'être amusante, ne prend que quelques heures, mentionne encore Valérie. C'est une activité que je peux donner aussi bien dans les classes du primaire qu'aux employés qui veulent s'amuser avant un party de Noël parce qu'à mes yeux, jeunes ou vieux sont égaux dans l'art de créer des cupcakes.»
Info : www.loukoum-cupcake.com et www.valeriebedard.ca
Exposition: Les petits gâteaux textiles, jusqu'au 30 novembre chez Loukoum Cupcake, au 34, Saint-Joseph O., Québec.
FRENETTE, Jean, « Julie Savard, Sculpteure », Magazine Sofadéco, vol 5, no 4 (octobre 2010), p. 192-193.
Les titres des oeuvres de la sculpteure Julie Savard – Corail de feu, Pleurotes, Mauvaise herbe, Pet de loup, Herbette… – indiquent bien sa principale source d’inspiration : la nature. Pour représenter cette nature, elle a cependant choisi un médium très urbain, l’aluminium, pour provoquer un choc nature-culture des plus intéressants.
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FOURNIER, Lise, « Porter le flambeau de la sculpture », site Web du Soleil, le 4 septembre 2010.
Le sculpteur travaille le bois en combinaison avec la pierre et le métal et aime s'inspirer des symboles comme les panneaux de signalisation. Ces petits cadres triangulaires portent la marque de l'artiste. Photo: Le Soleil, Laetitia Deconinck.
(Québec) David Dallaire est petit-fils de sculpteur. Son grand-père Victor fait partie des meilleurs de sa génération. Une génération qui a été marquée par l'influence des Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli. Mais Victor Dallaire, lui, est natif du Saguenay-Lac-Saint-Jean, là où le regard embrasse le fjord du Saguenay. Beaucoup de ses oeuvres ornent des églises, des portails, des parcs de la région. C'est un gars connu au Saguenay. Mais sa plus grande contribution, c'est sans doute de savoir que son petit-fils David continuera de porter le flambeau de la sculpture.
«Enfant, je me faisais souvent garder par mon grand-père, raconte David Dallaire en entrevue. Je dis souvent que j'ai grandi dans un atelier d'ébénisterie.» Un univers où l'odeur du bois et le bruit familier des couteaux, des rabots faisaient partie de son quotidien. «Je me rappelle encore la dextérité avec laquelle mon grand-père créait des formes, poursuit le jeune homme. C'est normal que j'aie voulu être un sculpteur.»
Mais à l'heure des choix, David s'inscrira plutôt en graphisme pour s'apercevoir quelques années plus tard que le goût de la sculpture persiste. «C'est ce qui m'a décidé à venir à l'école des métiers d'arts du Cégep Limoilou. Mon objectif était d'approfondir cette discipline que je connaissais déjà.»
Et malgré les défis que représente une carrière dans les arts, David Dallaire se dit résolu à trouver une place pour son talent. «Mon grand-père a gagné sa vie en tant que sculpteur, je pense pouvoir en faire autant», dit-il. Mais contrairement aux aînés, les jeunes de la relève n'ont pas de statues d'église ni de balustrades dans leur carnet de commandes. Ils devront tracer leur chemin autrement.
«Par contre, du temps de mon grand-père, il n'y avait pas d'école de sculpture au Québec, les artistes apprenaient en observant les maîtres et le plus souvent par eux-mêmes, renchérit David. Ils étaient autodidactes. Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir un enseignement poussé.»
Selon lui, le cégep a marqué une transition avec le passé. «En partant, ça nous donne un bagage de connaissances plus diversifié, car le DEC offre des cours d'histoire de l'art ainsi qu'une initiation aux nombreuses techniques de la sculpture à travers le monde.»
Fraîchement diplômé du cégep, David Dallaire a participé, en juin dernier, avec d'autres finissants de son école à une exposition conjointe de sculptures, de textiles et de céramiques au Centre Materia du boulevard Charest. Une de ses oeuvres, dans laquelle des flèches pointent dans toutes les directions, reflète le questionnement d'un duel entre l'homme et la nature. C'est pourquoi il a choisi d'approfondir cette vision grâce au programme Écloserie destiné aux jeunes de la relève et financé par Emploi-Québec.
Or, pour ce jeune artiste, le plus important dans toute forme d'art, c'est de trouver son style, une empreinte personnelle qui vous démarque. Présentement, il utilise le bois, les métaux et la pierre dans ses sculptures. «J'aime travailler avec des symboles comme des panneaux de signalisation. Des signes visuels qui nous rappellent combien l'homme empiète constamment sur la nature.»
Mais à côté de l'art pour l'art, David crée aussi des objets d'utilité tels des porte-crayons, des cadres, des appuie-livres et d'autres articles qui, déjà, traduisent sa personnalité.
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